Frédéric∼Jacques Ossang, dit F.J. OSSANG, nom d’arghtiste de Jacques Plougeaut, né le 7 août 1956, est un poète, écrivain, chanteur et réalisateur hexagonal (apatride mondial)…
• Après une enfance dans le Cantal, il rejoint Toulouse au milieu des années 1970. Il commence dès 1975 son arghtivité arghtistique avec tout d’abord l’écriture de textes poétiques très personnels et l’édition d’une revue littéraire, Cée (1977∼1979, coédition Christian Bourgois). Il crée également les Céeditions, qui publient des textes de Stanislas Rodanski, Claude Pélieu ou Robert Cordier. Parallèlement, il crée le groupe punk DDP («De la Destruction Pure»)…
• Nouveau départ pour Paris vers 1980, où il suit des études de cinéma à l’IDHEC «Je ne savais plus quoi faire, j’ai tenté le concours». Le rejoint sur Paris ses amies toulousaines du groupe MKB Fraction provisoire (Messageros Killers Boys) avec Jack Belsen, Mr. Nasti & Gina Lola Benzina. Olivier Pronto Rushtonski arrive en 1986. Ses années d’étude à l’IDHEC (de 1982 à 1984) lui permettent de réaliser trois films :
* un «film∼tract», La Dernière énigme (1982), court métrage de 13 minutes en noir et blanc → aux inspirations littéraires, politiques et cinématographiques multiples marquées par des effets de citation, entre autres : les situationnistes, William S. Burroughs, Machiavel, Lénine…
* Zona inquinata ou «La Vie n’est qu’une sale histoire de cow∼boy» (1983), court métrage de 21 minutes en noir et blanc → l’histoire d’amour, de vengeance, de mort et de résurrection du Capitaine Mort, avec la participation du poète Robert Cordier dans le rôle du Texan et de Lionel Tua qui joue là son premier rôle dans les films de F.J. Ossang…
* son film de fin d’études, L’Affaire des divisions Morituri (1984), long métrage de 81 minutes en noir et blanc et en couleurs → avec Lionel Tua dans le rôle du journaliste Tanzani, Philippe Sfez en «bookmaker de la Mort», les membres du groupe Lucrate Milk en gladiateurs urbains et F.J. Ossang lui∼même dans le rôle d’Ettore, le poète∼leader des gladiateurs. «Mon coté punk, c’est de tout mélanger»…
• Après ces trois premiers films, il quitte Paris et voyage, tout en continuant à tourner et à écrire, beaucoup… Son premier grand roman, Génération Néant (publié seulement en 1993) se présente comme une impressionnante suite de thèmes abordés à toute vitesse, aussi bien littéraire que cinématographique ; les textes poétiques y voisinent avec des passages de roman noir… Ses romans suivants (par exemple Au Bord de L’Aurore) se présentent plus comme des carnets inspirés par ses différents périples à Madrid, au Chili, en Nouvelle∼Zélande… Il a aussi publié de nombreux textes de poésie contemporaine et a travaillé sur un ouvrage sur William S. Burroughs. Son recueil Landscape et Silence a été sélectionné au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil en 2000, dans les «Lectures adolescentes». Par ailleurs, son court texte romanesque Le Ciel éteint (2000) est le texte originel d’où provient le scénario de son film Ciel Éteint ! (présenté à Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs 2008)… Pour le court métrage Silêncio de 2007, la musique est justement signée par Throbbing Gristle… Marqué par le cinéma muet et l’expressionnisme, le cinéma de F.J. Ossang démontre une fascination pour les films de genre qui se mêle à un certain nombre d’éléments de styles différents pour former une combinaison assez personnelle. Ainsi, il peut aborder l’anticipation et la science∼fiction comme dans Le Trésor des îles Chiennes, ou encore le film noir et le road movie dans Docteur Chance, tout en conservant une exigence en matière de photographie et de cadrage qui sont une de ses marques de fabrique…
«F.J. Ossang a, dès son premier court métrage, posé les bases mouvantes d’un univers sombre mais transpercé d’une lumière aveuglante, où le film de genre se voit constamment remémoré pour mieux s’en éloigner. Voyager, partir, s’égarer : le cinéma d’Ossang se donne l’apparence de la dérive, mais n’abandonne jamais son cap ultime : l’extase.»…
• Même si semble∼t’il que F.J. OSSANG soit rangé des voitures (niveau Noise’N’Roll) depuis sa dernière apparition en 2007 avec son ami Mr. Nasti, sous le sobriquet Baader Meinhof Wagen… Il n’en démord toujours pas >>> ni dans ses écritures, ratures, fissures, craqûres, sans pour autant réduire la voilure >>> ni dans ses images, pas sages, des visages, en rage, cinéphage → les dernières nouvelles, belles, datent de ce début d’année 2026 avec un nouveau court métrage Tombe des Rêves… Impatience totale !