Originaire de Palerme (haut lieu de l’inquisition sicilienne), MARIA VIOLENZA incarne la vengeance des hérétiques.
Elle traduit la souffrance par des incantations synthétiques, un voyage en métro en sens contraire. Ça vous cloue au mur, les névroses s’accentuent, et l’émotion bruyante vous emmène dans les mondes souterrains.
MARIA VIOLENZA, c’est de l’exorcisme moderne avec comme outils une boîte à rythme, un synthé, un looper et des riffs folkloriques arabes… Ses chansongs évoquent les choses lourdes, belles mais encombrantes dont on voudrait se débarrasser. Un accrochage qui fait tendrement mal. L’atmosphère a des relents de cœur arraché violemment, et offert avec générosité sur l’autel de la galère, qui rappelle à chaque personne que la fatalité a une mélodie. Obsédante et familière, comme la musique de Cristina…